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jeudi 27 mars 2008

The Cure en concert à Anvers, le 14.03.2008


J'ai été voir The Cure à Anvers avec mes deux grandes filles. Ça ne nous rajeunit pas, mais c'était vraiment vraiment bien ! Malgré quelques bons kilos de trop, le Robert Smith a toujours la pêche et la foi, on sentait beaucoup de plaisir d'être là. Le line-up est d'ailleurs proche de la formation originelle, avec Simon Gallup à la basse et Porl Thompson à la guitare. Le concert a duré plus de trois heures, c'est dire. Niveau répertoire, une bonne partie best of (tous les tubes à l'une ou l'autre exception près, étant donné sans doute qu'il n'y a plus de clavier dans le groupe actuel), d'autres morceaux moins connus et quelques inédits, du futur nouvel album. La salle était comble et a ravie ! C'est tout de même un groupe dont la musique survit très bien au temps qui passe (v'là que je philosophe maintenant ....), mieux que beaucoup d'autres labellisés 80's. J'avais peur d'être déçu, mais bien au contraire, c'était un sacré bon moment.

dimanche 9 mars 2008

Into the wild


Bouleversant ! C'est le mot qui vient spontanément à l'esprit quand on repense à ce film, enfin vu ce 08 mars. Réalisé par Sean Penn, il raconte l'histoire vraie d'Alexander, jeune américain qui a apparemment "tout pour être heureux" (il plait à tout le monde, c'est un brillant étudiant, il vient d'une famille aisée, ...) et qui pourtant, à peine diplômé, décide de tout larguer pour vivre au plus près de la nature, Into the wild, en Alaska. Le récit se construit admirablement, de flash-backs en rencontres, et nous éclaire peu à peu sur les blessures passées et les motivations réelles d'Alexander. En route, il va croiser de beaux personnages atypiques, eux aussi parfois en proie à des blessures mal cicatrisées, mais toujours avec une soif de vivre intacte. Il va cheminer à la rencontre de la nature, mais peut-être surtout de lui-même.

La photographie est de toute beauté, Sean Penn filme les paysages extraordinaires avec lyrisme, et ce qui aurait pu gâcher un peu le propos, lui confère au contraire une force encore plus grande. La musique est magistrale, avec notamment des chansons inédites d'Eddie Vedder (certainement une des voix les plus émouvantes actuellement, en particulier sur les tempos plus lents, qu'il ne fréquente pas si souvent avec Pearl Jam).
Bref, c'est un film marquant, qui reste longtemps dans la tête, qui fait réfléchir. Un futur film-culte. Le plus beau que j'aie vu depuis, mettons, Babel.
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Rédigé en écoutant : Beirut, The Flying Club Cup (2007)

samedi 1 mars 2008

29/02/2008 : HOOVERPHONIC à Namur


Le Théâtre Royal de Namur est très beau, avec ses balcons, ses loges et ses sièges de velours, mais ce n'est pas à proprement parler une salle de rock. Pourtant hier soir, Hooverphonic y a mis le feu comme rarement. Les cinq musiciens (Alex Callier et Raymond Geerts + trois excellents renforts) et la jolie Geike, (la plus belle voix de Belgique !), ont donné un concert intense devant un public enthousiaste (très !). Le dernier album (The President of the LSD Golf Club) est passé en revue, avec mention aux tubesques 50 Watt et Expédition Impossible, et les tubes principaux d'une carrière déjà riche (Mad about you, Jackie Cane, Eden, The world is mine, ...) sont réarrangés de manière plus organique, plus brute. La salle décolle très vite et l'ambiance monte d'un cran à chaque chanson, il y a une sorte de communion avec le groupe, comme on n'en voit que dans les "petites salles". Alex doit souvent attendre le retour au calme avant de parler entre les morceaux. "On devrait peut-être enregistrer un DVD ici", dira-t-il. Très vite, la salle bouillonne, tout le monde est debout ou presque. Pour Alex, ce concert est nettement le meilleur de leur tournée (19 dates en 29 jours). Je le crois volontiers. On les reverra au "Verdur-Rock" à la citadelle de Namur, fin juin.